La pression atmosphérique s’écrit de plusieurs façons selon l’endroit où l’on se trouve. La première chose à savoir : un millibar et un hectopascal représentent exactement la même pression. Un baromètre qui affiche 1013 mbar et une prévision qui annonce 1013 hPa sont parfaitement d’accord.
La pression standard dans chaque unité
La pression standard au niveau de la mer vaut 1013,25 hPa, et voici ce même chiffre écrit de toutes les façons courantes :
| Unité | Pression standard au niveau de la mer | Utilisée par |
|---|---|---|
| hPa | 1013,25 | les services météo de la plus grande partie du monde |
| mbar | 1013,25 | les stations météo domestiques, les bulletins pour la marine |
| mmHg | 760 | la Russie et les pays voisins |
| inHg | 29,92 | les États-Unis, et l’aviation aux États-Unis, au Canada et au Japon |
| kPa | 101,325 | le Canada |
Chaque page de ce site permet de basculer entre hectopascals, millimètres, pouces et kilopascals : vous avez donc rarement besoin de convertir quoi que ce soit à la main. Les millibars n’ont pas besoin de bouton, puisqu’ils donnent le même nombre que les hectopascals.
Convertir
- hPa vers mmHg : multipliez par 0,75. Ainsi 1013 hPa font 760 mmHg.
- hPa vers inHg : divisez par 33,864. Ainsi 1013 hPa font 29,91 inHg.
- hPa vers kPa : divisez par 10. Ainsi 1013 hPa font 101,3 kPa.
- hPa vers mbar : rien à faire ; même unité, deux noms.
| hPa | mmHg | inHg | kPa |
|---|---|---|---|
| 980 | 735 | 28,94 | 98,0 |
| 1000 | 750 | 29,53 | 100,0 |
| 1013 | 760 | 29,91 | 101,3 |
| 1030 | 773 | 30,42 | 103,0 |
Un détail qui piège beaucoup de monde : les fameux 29,92 inHg correspondent à la valeur standard exacte de 1013,25 hPa. Un 1013 hPa tout rond donne 29,91. L’écart n’a aucune importance pour une valeur météo, mais il en a beaucoup si vous vérifiez le calcul de quelqu’un.
D’où viennent les unités
Pendant près de trois siècles, mesurer la pression a voulu dire lire la hauteur d’une colonne de mercure dans un tube de verre. Un air plus lourd poussait la colonne plus haut : la valeur lue était donc littéralement une longueur. C’est de là que viennent les pouces et les millimètres de mercure, et les deux servent encore tous les jours.
L’unité scientifique est le pascal, qui est très petit : les prévisionnistes comptent donc par centaines. Cent pascals font un hectopascal. Le millibar est le nom plus ancien, et il valait déjà exactement la même chose : dans les années 1980, la plupart des services météo ont donc changé l’étiquette sans changer un seul chiffre. Les vieux livres et beaucoup de stations domestiques disent encore millibar, et l’unité elle-même n’est pas dépassée.
Deux choses qui déroutent
Un baromètre russe qui affiche 747 n’est pas bas. Les prévisions russes publient la valeur relevée à la station (la pression station) plutôt que ramenée au niveau de la mer. Moscou se situe à environ 150 m d’altitude, ce qui suffit à retirer quelque 13 mmHg : 747 mmHg là-bas, c’est donc une journée ordinaire et non une tempête.
Une valeur d’aéroport n’est pas tout à fait la même grandeur. L’aviation annonce un calage altimétrique (QNH), calculé à partir d’une atmosphère type plutôt que de la vraie. Près de la côte, les deux s’accordent à environ un hectopascal près. En altitude elles s’écartent, de plusieurs hectopascals à Denver et de dix ou plus à Mexico, et laquelle des deux est la plus élevée dépend de la chaleur du jour. Aucune n’est fausse ; elles répondent à des questions différentes.
Quelle unité utiliser ?
Celle qu’emploie votre prévision locale, puisque c’est celle qu’emploient aussi vos voisins et la notice de votre baromètre. Le site démarre dans l’unité de votre partie du monde, et le bouton en haut de n’importe quelle page change tous les chiffres d’un coup.
Il y a un second bouton qu’il vaut la peine de connaître. Ce site montre partout d’abord la valeur au niveau de la mer, et peut aussi montrer la pression à l’altitude de la ville, c’est-à-dire ce que lit un baromètre dans la pièce. Pression et altitude explique la différence.
Si deux sources se contredisent, vérifiez trois choses avant de conclure que l’une se trompe : la même unité, la même grandeur (niveau de la mer ou valeur sur place) et la même heure.